Je me trouve devant de nouveau un souci de communication. Je n'arrive pas à dire les choses à mon conjoint sans qu'il me reproche de lui reprocher quelque chose. Et lorsque je lui dit les choses de façon moins directe, j'ai l'impression qu'il ne comprend pas ou fait celui qui ne comprends pas. Et là, çà commence vraiment à m'agacer! Exemple de ce week-end: mr regarde la tv, (en plus une vraie bêtise) pendant que je vide le lave vaisselle, prépare le repas, mets en route une machine, passe l'aspiro... Bref à 12h j'entends: on mange quoi? J'ai faim!!!! Un peu excédée tout de même je réponds de façon pas très cool: tu n'arrives pas à être plus aimable dans tes demandes et dire par exemple: ma chérie j'ai faim est-ce que je peux t'aider à préparer quelque chose? En fait je lui ai répondu comme j'aurais répondu à un des enfants. Je vous dis pas la réponse! Des reproches, tu ne sais faire que des reproches, une explosion atomique. Mais flûte quoi! Alors évidemment le ton est monté, on s'est copieusement engueulé car je trouve qu'il ne faut pas exagérer et que demander aimablement quelque chose c'est aussi faire un acte d'amour. Et ce n'est pas la première fois qu'on s'embrouille pour ça! Alors avant je disais: des pattes ou du riz (ou je sais pas quoi) mon chéri, mais vient me donner un petit coup de main ça ira plus vite. Et quand il vient je lui disais: tu sais j'aime bien quand tu me demandes des choses de façon gentille. Mais visiblement c'est trop alambiqué comme façon de faire puisqu'il ne pige toujours pas! Oh que ce genre de chose me met en boule! Je ne supporte déjà pas ça chez les enfants, je suis toujours aimable quand je demande quelque chose, la moindre des choses c'est de rendre la pareille!
Et ce n'est qu'un exemple que je peux multiplier par 10! A la fin j'en ai assez! Et quand je lui en parle en dehors de toute demande, il ne voit pas de quoi je parle! Mais franchement c'est de la mauvaise foi ou quoi? Je suis trop sensible? Vous acceptez qu'on vous parle comme ça? Moi ça me donne l'impression qu'on me dit: eh la bonniche tu peux pas te dépêcher un peu! Ben non, alors j'ai explosé à force de toujours essayer de dire les choses sans que ce soit un reproche, il arrive un moment où on a envie d'être entendu!
Parfois comme toi et.... c'est sûr que cela donne les mêmes résultats!
Maintenant j'essaie de dire ce qui me gêne plus que ce que j'aimerais qu'il fasse. Dans ton exemple, cela donnerait quelque chose comme: moi aussi j'ai envie de regarder la tv et pas tellement envie de faire à manger, je crois que ça m'ennuierait moins si tu venais m'aider, t'en pense quoi?
J'ai appris à dire ce que je ressens si je trouve que je suis dans une situation que je pense injuste et j'essaie de ne pas parler en "tu". Et puis, je formule aussi les choses sous forme de questions plus que par affirmations. Cela laisse la place à l'autre de répondre sans tout-de-suite se sentir attaqué.
Ensuite, c'est aussi une réflexion à deux qui permet de répartir un peu les tâches. Et puis finalement, il m'arrive aussi de faire mon point dans la poche.... rien n'est parfait
J'aurais commencé par dire - tu sais, j'aime bien quand tu viens faire le repas avec moi - Et là mon mari, en général fond
Il m'arrive de regarder la télé quand mon mari passe l'aspirateur, et vice-versa, mais en général plutôt que d'enchaîner les corvées, j'en fais une-deux, puis une pause (café, ordi, lecture, tel, courrier) puis je continue une autre corvée. Comme ça, je me sens moins frustrée au fond. Et si je me sens moin frustrée, j'accepte mieux de travailler pendant qu'un autre se calle dans le canapé.
Chez nous, le problème est un peu différend, c'est à ma fille que j'en veux parfois.
Elle invite son copain pour manger, mais ne va pas rentrer plus vite pour me donner un coup de main. Encore moins pour faire les courses, débordée qu'elle est par d'interminables trajets entre ses divers lieux de résidence et de travail-études qui lui font perdre pas mal d'énergie et de temps. Je suis sensée comprendre et la soutenir, mais des fois, ça m'agace prodigieusement ! Pendant les vacances, je me suis retrouvée à plusieurs reprises avoir des visites et mademoiselle a invité son copain. Ils arrivent en même temps que les visites et se comportent comme tel, et moi tout sourirs, j'engrange la frustration. J'ai bien essayé de mettre carte sur table et d'être claire dans mes demandes d'aide: Peine perdue. Je suis celle qui refuse de comprendre et de soutenir....
Et si au lieu de t'énerver parce que TU en fais trop finalement, pourquoi ne pas te mettre avec lui devant la TV à regarder cette bêtise et attennnnnnndre.... que quelqu'un bouge... et/ou répondre à une question par une question : lui : qu'est-ce qu'on mange à midi, toi tout sourire et toute gentille : qu'est-ce que tu as prévu/préparé mon chéri ?
Oui pas bête de parler en ressenti! Encore faut il y penser dans le feu de l'action!!!!! Encore que je pense qu'avec son conjoint on marche plus sur des oeufs qu'avec ses enfants non? Avec ta fille, je crois que, telle que je me connais, je serais plus directe! mais bon après si c'est pour culpabiliser on préfère faire les choses soi-même!
Pouvoir sortir de ce rôle de fournisseuse de repas. De temps à autre voire suffisamment fréquemment, choisir pile la demi-heure précédant l'heure du repas pour vous offrir l'une de vos occupations préférées, et vous étonner à haute voix le plus tranquillement du monde de pourquoi le repas n'est pas encore prêt, et si possible avec de l'humour comme le suggère AOC (et surtout pas de l'ironie !). Prendre vos aises, non pas "pour lui montrer ce que ça fait", mais juste pour pour vous. S'il remarque que le repas n'est pas prêt, lui répondre innocemment et avec le sourire: "ah, tu as remarqué aussi ?" Vous pouvez déjà essayer. Il me manque le temps d'en écrire davantage.
Encore que, on peut aussi se dire que faire des repas n'est pas qu'un rôle et qu'on peut éventuellement y trouver du plaisir, ou au moins la possibilité de faire plaisir Je sais, je sais (ne me tombez pas sur le dos), on n'ose bientôt plus dire qu'on peut trouver du sens à faire à manger ou le ménage en étant, c'est vrai, au service des autres. Mais je crois qu'il faut quand même réfléchir et que s'il est légitime de ne pas vouloir "être la bonniche", il ne faut pas tomber dans l'excès contraire. En tous cas, c'est une chose que j'ai pu tester: si on part avec un préavis favorable, c'est moins pénible ensuite! Par exemple, faire la vaisselle. Il y a longtemps que j'ai décidé que ce n'était ni bien, ni mal, je fais, point. Et je ne me prends plus la tête avec ça en ayant l'impression d'être une victime si je dois la faire toute seule.
Souvent, nous les femmes, on ne voit le partage des tâches qu'à l'éclairage des tâches ménagères. C'est stupide car il y a plein d'autres choses où ce sont nos maris qui s'y collent! Et rien que le fait que bien souvent ce sont eux qui travaillent à 100%, qu'ils n'ont pas forcément le choix de diminuer leur horaire, alors on peut aussi comprendre qu'ils soient fatigués ou qu'ils aient envie de se vautrer dans un fauteuil au lieu de foncer sur les casseroles. Moi, quand je rentre du boulôt après toute une journée, c'est bien de ça que j'ai envie et je le fais! Quitte à faire le souper un peu tard et si besoin, là, je réclame un peu d'aide. Faut juste pas attendre que cela vienne automatiquement. Mais si mon mari a besoin d'aide pour un truc, lui aussi me le demande, il n'attend pas forcément que j'anticipe
Quant à la question de marcher sur les oeufs, fort heureusement je n'ai pas besoin de le faire avec mon mari. On se comprend au quart de tour! Par contre, c'est plutôt avec nos enfants qu'on aurait tendance à marcher sur des oeufs, histoire de s'éviter la grande scène de l'acte 3, surtout avec fifille! Mais comme je l'ai écrit plus haut: la "vengeance" est un plat qui se mange froid
Entièrement OK avec toi Mona, il ne faut pas non plus "Pinailler" pour tout et rien.... et il faut voir, en effet, la répartition des tâches dévolues au sein de la famille.... si tous les 2 travaillent à l'extérieur, la répartition sera plus partagée alors que si l'un reste à la maison, c'est son job finalement....
Et si pendant plus de 20 ans tu as tout fait ma chère à la maison, ne viens pas maintenant rouscailler, le pauvre mari y perdrait son latin .... qu'a-t-elle donc cette chère épouse à revendiquer tout à coup .....
Je suis aussi pour positiver ces tâches, comme le fait de faire la cuisine, j'aime. J'aime moins vider les poubelles mais comme personne ne s'y colle et bien j'en ai pris mon parti et je le fais sans rechigner ou alors en le faisant remarquer avec humour à mon fils.... de toute manière, si vous n'avez besoin de rien, demandez-lui, c'est ce qu'il fait plus volontiers !!! Et alors... un jour viendra ....
Pour ma part, j'évite de faire le ménage ou les courses le week-end. A manger, c'est différent ;-))
J'ai donc ainsi moins l'impression de servir qui que ce soit. Accessoirement, je mange aussi ce que je prépare... De même,, lorsque je fais le ménage courant, je sais que je le fais (aussi) pour moi. Les autres s'en passeraient certainement plus souvent mais pour moi, c'est ma petite satisfaction personnelle. Je sais, c'est un peu...léger mais j'aime mieux cette vision que de me prendre la tête. Si ce sont des tâches plus importantes, je demande de l'aide. Puis, nous avons aussi chacun "nos tâches": Par exemple, je ne descends jamais les poubelles ni n'arrose les plantes.
Le week-end, quand je ne travaille pas, en fait, il n'y a que les repas à faire, donc tout à fait gérable
Hello les filles! De nouveau avec ce souci de ne pas arriver à dire les choses! Oh que j'en ai marre de moi!!!! Je ne sais pas ce qui me bloque: la peur du conflit? la peur de passer pour l'emmerdeuse de service? Le fait est que j'aimerais tellement lui demander plusieurs choses: plus d'aide à la maison, plus de tendresse, plus d'attention, je me sens transparente (sauf si j'oublie le pain...) Me sens un peu comme prise dans des filets transparents de culpabilité... difficile à expliquer
Alors, je peux te dire de lui dire sans détour ce que tu as sur le coeur et ce que tu désires.
Tu a peut être lu mon post du début de cette année, ou j'avais un total ras-le-bol de mon mari, qui faisait la gueule chaque fois qu'il était à la maison, des remarques ou des silences... etc., mais jamais rien de positif
J'ai pété les plombs et failli le foutre dehors, après lui avoir expliqué que je ne voulai plus vivre comme cela.
et bien, moi qui essayait toujours de prendre sur moi, d'arranger les bidons avec des non-dits, etc., depuis mon clash, tout va pour le mieux et j'ai décidé de ne plus rien garder.
Donc si il rentre et il a l'air ou il fait la gueule, je le lui dis et je lui dit que je ne suis pas d'accord....
Ben je peux te dire, que tout va mieux, maintenant, les week end sont des plaisirs, je me permets même de l'en remercier, car j'apprécie.. donc je lui fait savoir.
Même les enfants sont plus détendus, donc mon conseil, dis lui simplement que tu as besoin d'aide et que tu ne veux pas continuer comme cela.
Encore un conseil, n'attends pas comme moi, le clash, réagi....
Courage, c'est un mauvais moment à passer, mais après, de toute façon cela ne peut qu'aller mieux, même si il faut toujours rappeler, des fois ils (les hommes) ne comprennent pas les demi-mots, faut carrément leur dire et répéter régulièrement comme aux gosses...
Les questions que tu poses montrent peut-être les pistes à suivre. La peur des conflits?Au départ la peur est un bon réflexe, c'est un mécanisme de survie: apprends à en faire quelque chose de positif (il existe des "cours" de gestion des conflits, pourquoi pas?). Passer pour une emmerdeuse? Qu'est-ce qui te fait penser ça?, C'est quoi "être une emmerdeuse? Et pour qui?, etc.. En te posant ce genre de questions, j'imagine que tu peux avancer sans te réfugier tout de suite dans la culpabilité. Penser aux besoins des personnes avant de se demander si on fait juste ou faux. Penser à tes besoins et penser aussi à ceux de ton mari. La capacité à se mettre à la place de quelqu'un d'autre est une force qui s'apprend.