Les classes enfantines et primaires
Dès les premiers pas à l’école, les parents doivent avant tout veiller à la sécurité affective de l’enfant. Ils lui proposent une vision positive de l’école et évoquent ce que les apprentissages vont apporter à l’enfant ; il aura de nouveaux amis, développera sa créativité puis il sera bientôt capable d’écrire son prénom, de déchiffrer quelques mots.
A cet âge-là, nul doute que les petits ont besoin d’être maternés et guidés. Et ils auront tout à gagner lorsque les parents se montrent confiants dans les capacités du nouvel écolier à apprendre, à savoir s’adapter à un nouvel environnement.
Le passage au primaire se déroule souvent en douceur. La plupart des enfants restent dans le même établissement et conservent de nombreux camarades ce qui est propice à les rendre plus sûrs d’eux. Ce passage «à l’école des grands» doit être valorisé. Désormais, l’enfant est amené à prendre en charge certaines tâches seul, avec toujours néanmoins, un contrôle parental...
Par exemple, le parent montre comment préparer le cartable. Il prend l’agenda avec l’enfant puis dépose un à un les cahiers et livres nécessaires pour la journée suivante. Il explique qu’avant de quitter la classe, c’est à lui de gérer ses affaires. Puis, il laisse le petit le faire à la maison et vérifie. Quand la tâche semble acquise, il s’en décharge et félicite le petit. Si l’enfant oublie sporadiquement, un cahier, un livre, il lui demande comment il pourrait faire pour que cela n’arrive plus et le rassurent en expliquant que les adultes aussi oublient parfois leurs affaires...
Si l’écolier a des devoirs, les parents sont là pour répondre à ses questions. Ils tentent toutefois, avant de l’aider, de l’amener à trouver les réponses par lui-même. Quand l’enfant dit « Je n’ai rien compris à cet exercice », son papa, sa maman, s’habituent à lui demander « Qu’est-ce que tu n’as pas compris plus précisément ?». Ils le ramènent dans le contexte d’apprentissage. « Qu’est-ce que la maîtresse a noté au tableau ? », « Est-ce que tu as déjà fait d’autres exercices similaires en classe ? » « Je te propose que nous en refassions un, ensemble, puis tu réfléchis tout seul à ton devoir ». Si l’élève sait qu’il aura, à nouveau, à la maison, des explications exhaustives, il risque de penser qu’il n’est pas capable de réaliser le travail de manière autonome, puis, il y a aussi un danger qu’il soit moins attentif en classe et pose moins de questions qui pourraient l’aider à comprendre la matière sur le moment.
Bien entendu, lorsqu’un enfant éprouve de grandes difficultés, ou qu’il est concerné par un trouble des apprentissages, des adaptations doivent être faites. Et, si possible, grâce aux conseils de professionnels ; enseignants, logopédistes, ergothérapeutes, etc. qui répondent notamment aux questions suivantes : « Y a-t-il des devoirs que mon enfant peut faire seul ? », « Lesquels sont-ils ? » « En quoi puis-je l’aider ? ».
Plus l’enfant avance dans le parcours, plus le parent valorise sa capacité à prendre de l’autonomie et se décharge de ce qu’il constate que l’enfant parvient à faire seul.