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Atelier protégé - coût de foyer

Messages 1 - 7 sur 7 message(s) trouvé(s)
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Harmonypax
Posté le 04.02.2012 à 16:28

Bonjour,

En cette période de crise, un jeune de 20 ans ayant épuisé son droit au chômage ... se trouvant dans la situation d'aller dans un atelier protégé avec un revenu de Sfr. 160.-- par mois (chiffre indiqué pour un cas) vit dans un foyer pour l'hébergement qui facture d'une part

- à sa caisse maladie un montant de X francs (voir 7 à 8 fois supérieur à son revenu) et d'autre part

- au jeune pour un forfait journalier  de Sfr. 128.90 ainsi qu'une participation aux soins Sfr. 8.-- par jour et autres frais.

Naturellement, la subvention LAPRAMS est versée directement au foyer. 

En sachant que les parents de ce jeune ne bénéficient pas d'allocations familiales puisqu'il n'a pas eu accès à la formation professionnelle (toujours en recherche), comment peut-il s'en sortir avec Sfr. 160.-- par mois ?

NB Ce jeune a la volonté de travailler mais se trouve momentanément restreint à certaines contraintes physiques.

 


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muf
Posté le 04.02.2012 à 18:32

Les services sociaux n'entrent pas en ligne de compte?

Notre fils ainé (24 ans ) qui vit chez nous, est aidé par les services sociaux: ils lui paient env 450.- pr mois. Ils prennent aussi en charge sa caisse maladie ainsi que la franchise, quote part et transports ( abo cff de zone ) jusqu'à son lieu de travail ( atelier protégé). L'atelier le rétribuant 2.-/h, il est clair qu'il ne peut pas vivre de ça.

Nous pourrions encore demander une location pour lui mais je n'y tiens pas. L'aide sociale est un prêt et, dans la mesure où nous pouvons nous en sortir sans trop de problème, on se débrouille. Du coup, pour les repas à domicile, les sorties, c'est nous qui subvenons.

C'est un équilibre provisoire dans la mesure où nous espérons qu'il puisse commencer une formation ( certainement pas avant l'année prochaine et sûrement cadrée ).


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Mona
Posté le 04.02.2012 à 20:38

En principe, les personnes qui travaillent en atelier protégé soint bénéficiaires de l'AI.

S'il vit en foyer, la rente revient au foyer et il y a un calcul savant qui lui dit ce qu'il a droit pour ses dépenses, argent de poche compris.

Normalement, les parents ne sont en rien mis à contribution.

Ceci dit, je trouve que lorsque les parents en ont les moyens, c'est à eux d'entretenir leurs enfants au moins jusqu'à que leur situation se régularise un tant soit peu. Il est bien évident que cela ne saurait durer, mais là, les services sociaux entrent en matière. Dans les cas où les parents sont aussi dans une situation précaire, c'est aussi un autre problème, l'aide sociale doit intervenir.


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Harmonypax
Posté le 04.02.2012 à 21:18

Merci pour vos réponses.

Ce jeune a décidé de réussir en toute autonomie et cela tarde malheureusement, c'est un drôle d'apprentissage pour entrer dans la vie d'adulte. (Il me semble que l'un des parents a participé pour les cotisations caisse-maladie ainsi que pour l'abo CFF. L'histoire se corsera certainement lorsque les parents n'auront plus que l'AVS).

Le coût m'apparaît exhorbitant (1 partie payée par l'assurance maladie, l'autre partie à charge du jeune avec un moindre revenu).

 


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muf
Posté le 04.02.2012 à 21:28

Réussir en toute autonomie, oui. Mais pas au risque de se noyer.

Je suis d'accord avec Mona quand elle dit que les parents, dans la mesure de leurs possibilités peuvent prendre en charge une partie de l'entretien de leur enfant. C'est bien ainsi que  je voyais aussi mais, après presqu'une année, nous étions presque en train de nous noyer financièrement. Chaque mois nous dépensions presque 1000.- de plus que notre budget habituel. Il m'a fallu prendre mon courage à deux mains et faire une demande d'aide. Pour moi, ce n'était pas anodin. Mais au moins, maintenant, on ne stresse pas pour l'aspect financier. De plus, je préfère mettre mon énergie à soutenir et encourager mon fils. Mais ce qui est valable pour une situation ne l'est pas forcément pour l'autre .


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Mona
Posté le 04.02.2012 à 22:55

C'est exactement cela. Faire d'après ses moyens. Il n'y a aucune honte à faire appel aux aides sociales quand c'est nécessaires, nous payons des impôts pour que cela se passe comme ça.

Les temps ont bien changé! Lorsque j'étais jeune, je savais ne pouvoir compter ni sur mes parents, ni sur l'état.


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Harmonypax
Posté le 05.02.2012 à 14:22

Les temps ont bien changé ... eh oui... nous marquions notre reconnaissance à nos parents d'avoir été bien conseillés ... Bien sûr, les parents étaient ensemble ... Après, nous avons été présents pour ceux qui nous ont choyés, c'était à nouveau une reconnaissance à la vie reçue alors que la leur partait en déclin ... merci à l'amour dont nous sommes tous empreints.

Maintenant, la recherche d'emploi se fait chez le parent et l'autre parent ainsi que chez le jeune ... c'est la crise ... Pour le jeune, l'acquisition du droit de dire tout haut ce qu'il pensait et désirait revendiquer ... avant même d'acquérir suffisamment d'expérience pour en tirer les leçons de la vie en se basant sur leurs aînés. Dans l'océan de l'existence, ne pas savoir nager est bien souvent vouer à boire de nombreuses tasses salées, s'il n'existe pas de radeau !

Et, ils se sont envolés pour un idéal non atteignable facilement ... Auront-ils le courage de voir en face la réalité et de voir toujours des bras accueillant ...



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