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Chapitre 2 - Le deuil périnatal

Notre expert

La mortalité périnatale concerne les fœtus et les bébés décédés entre 22 semaines d’aménorrhée et 27 jours révolus.

Sous le terme de deuil périnatal, Marie-José Soubieux, pédopsychiatre et psychanalyste, regroupe les morts fœtales in utero, les interruptions médicales de grossesse (IMG) ou interruptions thérapeutiques de grossesse (ITG), les réductions embryonnaires lors de traitement de procréation médicalement assistée, l’interruption volontaire de grossesse (IVG), les fausses couches spontanées, la stérilité.

 

Le deuil périnatal est particulier puisque les couples touchés devront faire le deuil d’un enfant qui n’est pas né vivant ou qui a peu vécu. Mais il fait partie d’un processus de deuil car les parents ont à traverser la douleur de la perte de cet enfant réel et imaginé avec tous les désirs, les peurs et les projections qui l’accompagnaient.

 

La difficulté réside pour ces couples de ne pouvoir que très rarement partager leur souffrance à leurs proches. Le décès d’un enfant in utero n’est pas dans l’ordre des choses et vient percuter la croyance qu’un enfant ne meurt pas avant ses parents. C’est un deuil anormal car en dehors de la norme. Les parents se sentent souvent seuls face à cette terrible épreuve. Le sujet est encore tabou aujourd’hui car il est contre nature. Le corps de la femme sensé abrité un enfant vivant devient le tabernacle d’un enfant mort. Difficile de mettre des mots, d’en parler…

 

C’est pourquoi j’ai souhaité donner la parole à Nathalie, Isabelle et Aurore pour qu’elles puissent témoigner de leur vécu et faire ainsi écho à ce que racontent de nombreux couples qui traversent cette même douleur indicible…

Par : 

Anne Jeger, psychologue clinicienne et thérapeute

- Elle assure le suivi de couples infertiles, 
de femmes vivant leur grossesse avec difficultés,
et de couples traversant un deuil périnatal.

  

   

   


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