Le cirque au Théâtre-Cirqule

Notre expert
Le cirque au Théâtre-Cirqule

Sur un fil perché, une école de cirque propose une formation professionnelle.
Le cirque est de plus en plus plébicité par les jeunes. A la fois ludique, sportif et créatif, il propose une alternative aux sports dits traditionnels.

Le Théâtre-Cirqule, l’école de cirque de Genève à Thônex, propose aux apprentis circassiens une formation professionnelle. Son directeur Patrick Krall en résume son contenu et son esprit.

 Il y a des écoles où l’on traîne des pieds pour y aller et puis il y en a d’autres où on y va le pas léger, où les pieds virevoltent et quittent même le sol. C’est le cas au Théâtre-Cirqule qui a fêté ses 30 ans en 2019.

« Nous avons débuté la formation professionnelle en 1995, se rappelle Patrick Krall, directeur et responsable pédagogique. Au début rentrait qui voulait, maintenant nous recrutons nos élèves lors d’auditions. »

Six à quinze élèves sont sélectionnés et vont rester entre un et trois ans. « La majorité fait deux ans, précise M. Krall. Il s’agit d’un tronc commun où les jeunes vont pouvoir essayer, tenter des choses avant de trouver le chemin qui leur correspond. » De nombreuses disciplines sont enseignées : acrobatie au sol, danse classique, hip-hop, jonglerie, jeu théâtral, techniques aériennes – trapèze fixe, corde, tissu. Ici, afin de progresser, les élèves doivent savoir ce qui les intéresse. « Nous repérons ceux et celles qui ont déjà des envies affirmées, remarque M. Krall. Nous les aidons à exprimer leur univers, leur personnalité sur scène. » Plus qu’une école de la performance technique, le Théâtre-Cirqule offre un cadre où ses pensionnaires peuvent sans pression, prendre le temps de mettre au point un numéro qui leur ressemble.

 

Les pieds sur terre

Ces dernières années, le cirque bénéficie d’un engouement auprès des jeunes. A la fois ludique, sportif et créatif, il propose une alternative aux sports dits traditionnels. Les pratiques sont très diverses et l’esprit de compétition y est moins développé. Pour autant, y faire carrière reste un pari risqué. « Un diplôme de cirque est un morceau de papier qui ne sert à rien, estime M. Krall. Pour convaincre, il faut tout simplement montrer de quoi on est capable. »

Le cirque à l’ancienne se transforme petit à petit en un show où les artistes enchaînent les prouesses techniques sur la piste et puis s’en vont. « La poésie s’est un peu dissipée, estime Patrick Krall. Ce qui compte pour nous, c’est que les gens jouent avec générosité et touchent le public plus qu’ils ne l’impressionnent. »

A l’issue de leur formation, les élèves du Théâtre-Cirqule vont évoluer à plus petite échelle, intégrer davantage des compagnies de quelques personnes que des Formules 1 comme le cirque Knie ou le cirque du Soleil. Pour assouvir leur passion, plus d’un est prêt à faire des sacrifices.

« Certains peuvent avoir un job à côté ou travailler par intermittence, observe M. Krall. Sans gros besoins, ils privilégient leur liberté et une expérience du cirque sans compromis. » Ils reviennent à l’essence d’un cirque de proximité qui se déplaçait autrefois de village en village, en demandant s’ils pouvaient dresser leur chapiteau sur la grand-place.

« J’aime l’esprit bohème d’un cirque familial et indépendant, relève M. Krall. Notre petite école fondée par ma mère s’inscrit dans cette tradition, cette philosophie. »

Vivant et libre, le Théâtre-Cirqule cherche à faire éclore l’émotion, l’authenticité qui « circulent » chez ses élèves afin qu’ils puissent la partager avec les spectateurs, petits et grands.

 

François Jeand’Heur

Commentaires





Partager:
Nos adresses préférées

> Thônex

Théâtre Cirqule, Ecole de Cirque de Genève

Ecole de Cirque de Genève pour enfants et adultes.
Ecole de formation professionnelle pour les apprentis circassiens

Autres adresses
A lire
Nos partenaires