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Les limites dans le cadre de la parentalité bienveillante

De tous temps, les parents ont eu à faire face à des cas de conscience lorsqu’il s’agissait d’élever leurs enfants. Oui, l’éducation est un réel challenge, mettant à rude épreuve les nerfs des parents. Or, nous savons aussi qu’une éducation négligée est destructrice pour le petit adulte en devenir qu’est votre tête blonde.

En cela, la parentalité bienveillante vous aide à mener à bien votre projet éducatif, dans l’harmonie et le respect. Mais contrairement à ce que certains pourraient penser, qui dit respect ne dit pas forcément liberté totale. Même dans un contexte de parentalité positive, il est indispensable de savoir poser des limites fermes. Comment faire ? A Genève de nombreux ateliers et cours d'éducation positive peuvent vous aider à poser  des limites dans le cadre de l'éducation positive.

Voici l'éclairage de Genevefamille sur cette question importante: comment poser des limites dans le cadre de l'éducation bienveillante?

Définir un cadre éducatif solide, en argumentant.

  • Etablir des règles.
    Pour que l’enfant sache ce qu’il peut faire, ce qui est interdit ou ce qui est variable selon les contextes, vous devez établir des règles. Et bien sûr, n’oubliez pas de les expliquer et de les rappeler ! De même, dans la mesure du possible, mieux vaut formuler les interdits sous une forme positive, pour que l’enfant ressente que vous lui laissez plus un espace de liberté que de restrictions.
      
  • Ne pas céder.
    Il est parfois beaucoup plus simple de se dire « ce n’est pas grave », ou « tant pis pour cette fois ».
    Le fait pour un parent d’abdiquer permet en effet de couper court à une situation de conflit désagréable, qui risquerait de toute façon de ne mener à rien d’autre que la victoire de l’enfant. Or, cette forme de relativisme est très mauvaise !
    Même dans le cadre de la parentalité bienveillante, il faut être ferme et ne surtout pas transiger face à l’inacceptable.
    « Qui vole un œuf, vole un bœuf », et de manière similaire, qui désobéit sur des points de détail se prépare à pouvoir désobéir à des règles bien plus fondamentales.

Il vous faut donc établir un cadre éducatif solide et savoir dire non. Sinon, votre enfant croira que tout est relatif, et se retrouvera dans l’incapacité de respecter des règles.
Aidez-le à devenir un adulte responsable et respectueux en lui inculquant les règles et interdits fondamentaux.

En cas de désobéissance, exprimez-vous !

  • Ne pas dire non dans la colère.
    Bien entendu, tout n’est pas acceptable et vous devez savoir dire non. Mais si la moutarde vous monte au nez, tâchez tout d’abord de reprendre votre calme pour éviter les réactions disproportionnées à chaud.
      
  • S’expliquer.
    Vous avez certainement déjà vécu ce genre de choses dans votre enfance. Après une bêtise, vos parents se sont énervés en vous envoyant dans votre chambre, privé de dessert, pour « réfléchir » … Mais vous n’aviez pas compris la cause de leur contrariété.
    Réfléchir, c’est donc très bien, mais encore faut-il savoir où est le problème !
    Non, un enfant ne peut pas réfléchir ni réagir comme un adulte, et c’est exactement ce que nous enseigne l’éducation bienveillante.
    Alors évitez les incompréhensions, et expliquez la raison de votre énervement pour être ferme tout en aboutissant à un apprentissage positif.

  • Aider l’enfant à comprendre les conséquences de ses actes.
    Si vous êtes dans un cas de désobéissance ou que votre enfant a fait une bêtise, il faut qu’il prenne la pleine mesure de ses actes pour ne pas recommencer.
    Montrez-lui donc ce qu’il a fait, mettez-le face à ses actes et permettez-lui de savoir ce qui ne va pas.
    Que vous soyez blessé, ennuyé, attristé, et ce quel que soit le contexte, une bonne explication permettra à votre enfant de grandir dans un contexte d’éducation positive.

Résolvez les conflits en harmonie, grâce à la transposition.

  • Ecouter vos émotions.
    En cas de désaccord, votre enfant n’a pas à avoir le dernier mot. Il vous faut plutôt trouver un terrain d’entente, qui demeure juste. Exprimez donc vos besoins, et laissez-le exprimer les siens. Grâce à une réflexion commune, vous le mettrez en position de négociation, et lui permettrez de gagner en autonomie et en lucidité. Le fait d’aboutir à une solution commune, essentielle dans un contexte de parentalité bienveillante, l’impliquera d’autant plus dans la mise en place des règles (pour celles qui peuvent être flexibles, bien sûr), qu’il respectera avec bien plus de facilité.

  • Se mettre à la place de votre enfant.
    Bien entendu, certaines réactions de vos enfants peuvent vous plonger dans une profonde incompréhension. Et vous pourriez avoir tendance à vous dire qu’« il le fait exprès ! » Cela dit, plutôt que de tirer des conclusions trop hâtives, une base de l’éducation bienveillante consiste à vous mettre à la place de votre enfant. Forcez-vous à adopter sa façon de penser, afin d’être ferme et juste. De cette manière, votre petit se sentira compris, et vous pourrez beaucoup mieux doser vos réactions !

 

Apprenez donc à être ferme et à savoir dire non tout en demeurant positif ! Chaque conflit doit ainsi être une source d’apprentissage, pour que votre enfant puisse grandir dans un cadre à la fois strict et ouvert à la communication. 

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