Notre expert
Sport et école: Le sport muscle aussi le cerveau

En plus des bénéfices sur la santé, l’activité physique améliore les résultats scolaires, selon plusieurs études. Sans en faire des dieux du stade, il est essentiel pour les enfants et les ados de ne pas dissocier le corps de l’esprit.

Le cerveau est un muscle comme les autres et le sport lui permet de mieux se développer. C’est ce qui ressort d’enquêtes récentes menées aux Etats-Unis, en Espagne ou au Royaume-Uni. En comparant différents groupes d’enfants, il a été constaté que ceux qui exerçaient une activité régulière et suffisante avaient de meilleures notes en lecture, en mathématiques notamment. Biologiquement, le sport influe sur la qualité des tissus nerveux et entraîne un rendement supérieur des neurones. Ces recherches tendent à prouver la relation entre une bonne forme physique et ses effets jusque sur les bancs de l’école.

Jamais sans mon corps

Toute la littérature scientifique a déjà rapporté les bienfaits du sport. Durant l’enfance et l’adolescence, la pratique sportive agit sur la bonne constitution du squelette. Endurance, force musculaire, coordination psychomotrice y sont également associées. «Un esprit sain dans un corps sain, résume Göran Kjellberg, médecin et psychiatre pour adolescents à Genève. Le corps a besoin d’être stimulé, d’être en mouvement, précise-t-il. Tout le métabolisme fonctionne mieux, la circulation du sang est meilleure et par conséquent l’irrigation du cerveau est optimisée». La fatigue provoquée par l’exercice favorise un sommeil réparateur, élément central d’une bonne hygiène de vie. Concentration, mémoire sont alors au top et augmentent les capacités intellectuelles de l’enfant. Loin de l’image du sportif «bas de plafond», le sport rendrait donc intelligent.

  

Question d’équilibre

«Le sportif acharné exagère, estime M. Kjellberg. Il ne s’agit pas de battre des records mais de bouger, de transpirer, de répondre aux besoins du corps». Il existe parfois une confusion entre sport et activité physique. La pratique d’un sport implique souvent une intensité élevée quand des jeux ou une balade à vélo se rattachent à une dépense modérée d’énergie. L’Organisation mondiale de la Santé conseille pour un développement harmonieux, une heure d’activité physique par jour. En Suisse, seul un tiers des enfants en âge scolaire, de cinq à dix-sept ans, répond à cette recommandation. Les études ne disent pas quels sports collectifs ou individuels stimulent l’intellect mais penchent davantage pour ceux qui privilégient l’agilité plutôt que la seule force musculaire. Des parents actifs font aussi de la promotion pour l’effort physique et luttent ainsi contre le nouveau fléau de l’obésité. Ils doivent inciter l’enfant à se défouler en sachant que le temps pris sur d’autres activités ne nuit pas à l’apprentissage scolaire. Pour être bien dans sa tête et performant à l’école, l’enfant doit commencer par être bien dans ses baskets.


Commentaires





Partager:
Autres adresses
A lire
Nos partenaires