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Olivier Chatelain, éducateur

Aide éducative et guidance parentale à Genève

Vous ne savez plus que faire pour vous faire obéir et limiter les conflits avec les enfants? Olivier Chatelain, éducateur et enseignant, vous aide dans l'éducation de vos enfants. Il répond gratuitement aux questions que vous vous posez.


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Pleurs et pleurnicheries de mon enfant: comment réagir?

C’est irritant, c’est frustrant et ça tape sur les nerfs. Bien que cela soit inacceptable, les pleurs de votre enfant sont l’un des moyens pour lui enfant d’attirer votre attention. Mais, comme d’autres mauvaises habitudes, vous pouvez les diminuer en employant quelques stratégies simples pour apprendre à votre enfant qu’il existe d’autres manières appropriées et efficaces de communiquer avec vous.  

Un article proposé par Olivier Chatelain, 
enseignant spécialisé à Genève

Tout d’abord, essayer de limiter les situations qui le déclenchent comme faire les commissions lorsqu’il a faim ;). Ne le laissez par exemple pas s’impliquer dans un jeu frustrant ou un projet avant le coucher. Il est également utile de lui annoncer une mauvaise nouvelle à l’avance comme par exemple: «encore deux carrousels et ensuite on rentre à la maison». Lorsque l’enfant sait à quoi s’attendre, il est en général plus à même de s’adapter que si on lui annonce soudainement, «maintenant on rentre à la maison».

Faites attention lorsque votre enfant vous parle. Les pleurs sont parfois une réaction lorsqu’un enfant sent que vous ne lui donnez pas toute votre attention. Se référer à l’article « comment écouter les enfants s’exprimer » pour davantage d’information à ce sujet.

Lorsque les pleurs de votre enfant commencent, ne pas réagir de façon excessive. Gardez une réponse simple, calme et neutre en ne vous laissant pas affecter car l’enfant cherche justement à faire que l’adulte cède lorsqu’il se met à pleurnicher parce qu’il désire faire cesser son comportement. Lui demander de répéter la demande sur un ton régulier et sans pleurnicher est important. Comme le souligne M. Jorge M. Dias Ferreira dans l’interview, le plus important est de ne pas céder aux caprices de l’enfant. Si l’adulte cède, l’enfant va alors déduire que la pleurnicherie est un bon moyen d’obtenir ce qu’il veut. Or, il s’agit de lui faire comprendre qu’il peut parler à l’adulte sans pleurnicher et il va falloir l’accompagner lorsqu’une telle émotion le submerge. Il a en effet besoin de l’adulte pour se contrôler et il va falloir le rassurer, lui parler avec calme et bienveillance, lui dire qu’il a le droit d’être en colère et lui expliquer pourquoi il ne peut pas avoir ce qu’il convoite. L’ignorer jusqu’à ce qu’il parle correctement et le féliciter pour cela une fois qu’il y parvient. Il s’agit ainsi de faire preuve de compréhension et de patience.

Parfois, pleurer peut être le résultat d’un traumatisme et de la difficulté rencontrée dans sa vie. Un divorce, une maladie, des difficultés familiales ou encore de graves problèmes à l’école peuvent être à l’origine de ce comportement. Il s’agira alors de porter une attention particulière et de qualité dans ce cas là pour que votre enfant puisse surmonter ce moment difficile. Votre pédiatre peut également aussi proposer des alternatives pour faire diminuer voire disparaître la pleurnicherie si l’écoute active et les autres moyens mis en oeuvre ne suffisent pas.

    

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