2. Face à l’enfant en deuil

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2. Face à l’enfant en deuil

Notre expert

Les professionnels qui ont étudié le deuil de l’enfant (comme le Dr. Michel Hanus, Marie-Frédérique Baqué, Barbara M.Sourkes et bien d’autres) ont répertorié un certain nombre d’éléments communs à tous les enfants en deuil.

Par Marie-Dominique Genoud.
Responsable du travail psychosocial et
cheffe de projets à la Fondation As’trame, Lausanne.

Prendre en compte ces éléments aidera l’enfant à poser les bases de son processus de deuil :

  • La vérité

L’enfant a besoin de savoir la vérité. Cette vérité doit lui être dite avec des mots adaptés à son âge, ceux qu’il va comprendre et qui sont justes. Il est essentiel d’accompagner l’enfant dans ses réactions à cette annonce, de respecter son besoin de poser des questions, si étonnantes puisent-elles paraître à l’entourage.
La cohérence et la permanence du langage sont très importantes : par exemple, quant un papa est mort dites à l’enfant qu’il est " mort ", pas qu’il est "  en voyage ", ou qu’il s’est " endormi "...
  

  • La sécurité 

Il doit savoir qu’il va continuer à être aimé et que ses proches vont s’occuper de lui. Quand un papa ou une maman meurt, l’enfant peut avoir des angoisses quant à sa survie : Qui me donnera à manger ? Qui m’amènera à l’école ? etc. Sécurisez-le et répondez à toutes ses questions.
   

  • La peur de mourir 

L’enfant va avoir peur de mourir comme son parent, de tomber malade comme lui, d’avoir un accident comme lui et, comme me le disait une fillette dont le papa s’est suicidé " d’être pareille ". Pour lui, la mort est comme une maladie contagieuse, elle s’attrape comme un rhume. Il se sent donc très réellement " menacé de mort ". Il a aussi peur que ses proches ne meurent à leur tour en " attrapant " la mort.

Dites-lui que la mort ne s’attrape pas comme une grippe. Différenciez-le d’avec la personne qu’il aime et qui est décédée : il est, lui, une autre personne, il a sa personnalité et sa vie propre.

  • La culpabilité

L’enfant a besoin de savoir qu’il n’est pas coupable de la mort de son parent. En relation avec les étapes de son développement (jusqu’à 8-9 ans, mais cela peut varier et se prolonger), il a la croyance qu’il peut, d’une simple pensée, provoquer un événement et qu’il a le pouvoir sur les choses et sur les gens. Les enfants plus âgés auront eux-aussi un sentiment de culpabilité, mais pour des raisons différentes.
Dites à l’enfant qu’il n’est pas coupable de la mort de son parent.
Expliquez-lui que penser à la mort ne va pas la provoquer : une pensée ne peut pas faire mourir quelqu’un.
Attention : si l’enfant est la cause involontaire d’un accident mortel, il est nécessaire de lui parler vrai tout en lui rappelant toujours qu’il est aimé.
   
  • L’amour porté à son parent décédé

L’enfant a besoin de savoir qu’on ne va pas oublier son parent mort, qu’il a toujours une place dans le cœur de ses proches, d’une autre façon puisqu’on ne le verra plus.
Dites-le lui, et montrez lui que vous aussi, vous continuez d’aimer cette personne.

  • Dernier au-revoir et participation aux funérailles

L’enfant ne peut pas, avant l’âge de 10 ans, comprendre la mort comme irrévocable. Pour lui elle n’est pas définitive et, comme dans un jeu, ou comme dans les dessins animés, le mort est tué puis il se relève et reprend le cours de sa vie. 

Pour l’aider à saisir la réalité définitive du décès de son proche, il a besoin de voir la personne décédée.
Proposez-lui cette visite d’au revoir à son parent mort et accompagnez-le : il a peut-être des questions à poser et il est nécessaire qu’il se sente en sécurité.
Attention: s’il refuse d’aller voir son parent mort, ne le forcez pas. Ne l’emmenez pas non plus si le défunt est défiguré ou méconnaissable suite, par exemple, à un accident.
De même pour les rites funéraires: il est bon qu’il y participe, entouré de ses proches. Mais ne le forcez pas à venir. S’il ne veut pas y aller, demandez-lui plutôt les raisons de son refus, écoutez-le et répondez à ses craintes.

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As’trame Genève

As'trame Genève accompagne des enfants et des familles en cas de deuil, de divorce ou de séparation, ou de maladie grave d’un des membres de la famille

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Association Kaly

L'association Kaly est à but non lucratif et a pour objectif d'accompagner et de soutenir les personnes en deuil d'un bébé ou d'un jeune enfant. Les services de l'association sont destinés aux parents, au frères et soeurs, à l'entourage, grands-parents, amis, ainsi qu'à toute personne ayant besoin d'écoute, de conseil et de réconfort. Entretiens téléphoniques, entretiens individuels, prêts de livres au sujet du deuil d'un enfant.

Organisation de "la Fête des Anges" à Genève une fois par an.

Pour plus d'informations, voir le lien proposé.

> Genève

Centre d’Oz

Orientation personnelle et professionnelle et hypnose ericksonnienne.

> Genève 12

Fondation de Secours Mutuels aux Orphelins

La Fondation de Secours Mutuels aux Orphelins est une association sans but lucratif dont la vocation est de contribuer à préserver l'avenir des enfants touchés par la perte ou l'invalidité d'un parent.

Dans le cas de familles monoparentales, la FSMO permet de garantir un revenu aux personnes, grands-parents, parrains et marraines, oncles et tantes qui devraient soudain faire face à une telle obligation.

> Genève 2

Fondation Eve La Vie

Soutenir et accompagner les personnes démunies face au deuil.

> Genève

Association Entrelacs

Pour transformer le pire en meilleur : maladie grave, deuil, vieillesse difficile, fin de vie.

> Le Mont-sur-Lausanne

Aimer Avancer - René Coaching

Accompagnement et aide pour adultes, couples, parents-enfants: un moyen pour surmonter les crises, la lassitude, des pistes pour retrouver le dialogue et une relation épanouie, pour désamorcer les conflits, ... pour revivre du bonheur.

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"Aucun homme ne peut rien vous révéler sinon ce qui repose déjà à demi endormi dans l'aube de votre connaissance..."
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Comment aider un enfant à traverser le deuil d’un être cher, parent, frère ou sœur, ami ? Un ouvrage écrit par la Fondation As’Trame qui accompagne les enfants en deuil depuis plus de vingt ans.

Des âmes vives

C’est le témoignage poignant d’un enfant qui perd sa petite sœur Christine… Ce livre sur le deuil au sein d’une fratrie se lit d’une traite. Et au-delà du récit, donne des pistes de réflexion aux parents touchés par une telle douleur.

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