Notre expert
l'autorité au service de l'enfant
Formation sur «la violence à l’école et la carence d’autorité éducative» donnée par M. Jorge M. Dias Ferreira, psychologue scolaire au Service de l’enseignement, de l’évaluation et du suivi de l’élève auprès de la direction générale de l’enseignement obligatoire et qui par ailleurs, représente une ONG auprès de l’ONU. 
Cet article constitue de simples notes de cours et n’ont donc pas la
prétention d’être exhaustives par rapport à l’ensemble du contenu qui a été traité durant la formation.

   
Dans notre société actuelle de consommation, la culture dominante prône souvent des « pseudos valeurs » relatives au fait de vouloir avoir tout, tout de suite, avec le moindre effort possible, le maximum de plaisir et le maximum de rentabilité. Les enfants peuvent être victimes d’un tel système qui peut aboutir à la « chosification » de la personne humaine. La personne devient ainsi un simple moyen or il faut qu’elle soit la finalité. Afin qu’un enfant puisse bien grandir, quelques conditions doivent être réunies, au risque d’engendrer des troubles du développement affectif qui engendrent à leur tour des difficultés cognitives chez l’enfant. Pour qu’il puisse bien grandir, l’autorité de l’adulte est alors nécessaire à son épanouissement.
    
Mais que signifie au juste le mot autorité ?
Il vient du latin auctoritas qui est relatif à auctare et augere et qui signifie favoriser, augmenter (rendre plus grand et plus considérable). 
Il ne faut pas le confondre avec autoritarisme, synonyme de tyrannie et qui signifie la tendance d’une personne à abuser de son autorité, à l’exercer avec rigueur et qui cherche à l’imposer.
   
Pour éviter les troubles du développement affectif et les difficultés cognitives, comme le souligne M. Jorge Dias Ferreira, il s’agit de faire preuve d’autorité envers l’enfant : « Du point de vue éducatif, l’autorité des parents est aussi nécessaire aux enfants que l’affection […] un père ou une mère qui exerce son autorité ne le fait pas pour affirmer sa personnalité, mais pour aider l’enfant à dépasser une difficulté, pour le protéger d’un danger, lui permettre de se développer et de devenir indépendant. Par contre, l’autorité familiale mal comprise, rigide, tyrannique est aussi néfaste que la carence d’autorité éducative. Sans l’autorité, l’éducation est incertaine, la personnalité reste faible et inconstante, la conscience morale devient déficiente, l’individu vit dans l’insécurité et l’anxiété» (Educateur, pp 24-26, octobre 2002).

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